Mensonges d'état, de Rydley Scott, avec Leonardo DiCaprio, Russel Crowe
Avec un titre pareil, on pouvait redouter un énième gros film hollywoodien qui tâche avec explosions en rafales, scénario primaire et sous-dialogues indigents (un peu ce quon avait eu dans loubliable Détention secrète). Mais bonne surprise, Rydley Scott nest quand même pas le premier venu et réussit à trouver le bon équilibre entre film daction à grand spectacle et critique masquée de la politique américaine au proche-orient.
Le plaisir vient dabord, cest vrai, de lefficacité de la mise en scène : scénario très lisible sans être stupide, sens du rythme et du suspens, scène de rues réalistes dans les pays arabes, et surtout duo dacteurs excellents. Leonardo DiCaprio confirme son aisance dans les films daction « politiques » (après Blood Diamond ou même Les infiltrés), et Russel Crowe fait une nouvelle fois une performance « lourde » (il a pris 20 kg) dans le rôle plutôt ingrat dun chef de la CIA cynique à souhait qui manipule son agent sur le terrain à la poursuite dun clone de Ben Laden.
Si on lit entre les lignes du patriotisme bon teint, les USA napparaissent pas sous leur meilleur jour : arrogance des services secrets vis-à-vis de leurs alliés jordaniens, fin qui justifie les moyens Faire réfléchir un peu dans un film daction grand public bien construit: cest déjà une réussite à saluer !
Sympathique mais caricatural, le nouveau film de Pierre Jolivet tente de dénoncer les agissements douteux dune multinationale « polluante » par le biais dune charmante comédie douce amère.
Certes cette histoire est réelle : celle de Mesrine, ce gangster «old fashion » qui a embrasé limaginaire collectif dans les années 70 et mis sur les dents toutes les polices du pays. Mais le plaisir procuré par le film doit sans doute plus à sa facture à lancienne (un bon vieux film de voyou magnifique) quà la reconstitution historique.
Etonnante réussite que ce film qui nous plonge en quasi huis-clos dans le chaudron dune classe de 4ème dun collège difficile ! Reprenant la méthode qui avait fait le succès de Ressources humaines (traiter dun sujet social en mêlant beaucoup dacteurs amateurs issus une situation similaire à quelques comédiens professionnels), Laurent Cantet atteint léquilibre presque parfait entre scénario très écrit, improvisations géniales et réalisme documentaire.
Si vous naimez pas les « films dauteurs », ce film nest pas pour vous. Philippe Garrel offre en effet ici un exemple assez radical duvre poétique et profondément personnelle qui séduira les uns ou agacera les autres.